L’anglais à la P.E.A

QUESTIONS ET RÉPONSES SUR L’APPRENTISSAGE DE L’ANGLAIS

 

Q : À quel âge commencer l’apprentissage d’une langue étrangère ?
R : Selon une étude publiée dans La presse Européenne , l’âge jouerait un rôle déterminant dans les processus d’acquisition d’une langue seconde. On sait maintenant qu’il existe une période privilégiée pendant laquelle l’enfant fait preuve d’une grande adaptabilité. Il est donc important d’être confronté dès le plus jeune âge à la langue étrangère.

À trois ans, l’enfant a toute la souplesse intellectuelle pour imiter, pour apprendre, pour se fondre dans la langue et la culture de l’autre. C’est donc à cet âge que nous introduirons plus activement l’anglais. À la garderie, l’enfant apprend la langue étrangère en chantant, en jouant, en réalisant des objets… sans effort. Sur le mode ludique. C’est un moment exceptionnel où l’enfant est disponible pour emmagasiner de nombreuses connaissances. Il répète les sons qu’il ne connaît pas dans sa langue. Il répète sans accent. Il le fait par plaisir.

Q. Quels sont les avantages à apprendre l’anglais?
R : Le grand avantage lié à l’éducation bilingue est le fait que le jeune enfant est capable d’entendre et de reproduire à l’identique les sons des autres langues inconnus de sa langue maternelle et qu’il n’en sera plus capable à l’âge de dix ans. L’enfant qui aura appris très tôt une langue étrangère n’aura donc pas d’accent.

Si l’enfant apprend très tôt la langue étrangère dans le cadre d’une éducation bilingue, il ne connaîtra pas les blocages qui nuisent à l’apprentissage, mais il aura aussi des avantages certains sur le plan intellectuel et sur le plan de la personnalité.

Enfin, il convient de souligner l’importance de l’apprentissage précoce des langues sur le plan de la personnalité. En effet, comment peut-on mieux éduquer l’enfant aux différences qu’en lui proposant un enseignement des langues étrangères dès son plus jeune âge ? En découvrant très tôt une autre langue et une autre culture, l’enfant va acquérir une ouverture intellectuelle et il aura de meilleures chances de comprendre les autres.

 

[1] Dodane, Christelle (2000). L’apprentissage précoce d’une langue étrangère : une solution pour la maîtrise de l’intonation et de la prononciation ?. Dans Guimbretière (ed.), La Prosodie au Coeurdu Débat : Apprendre, Enseigner, Acquérir. Rouen : PressesUniversitaires, Dyalang, 229-248.